Communication Digitale

Sup de Web Nice : Former les talents de demain

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Avec près de 180.000 jeunes de 15 à 29 ans résidant dans le département des Alpes-Maritimes, la Côte d’Azur est un vivier d’étudiants pour les nouveaux métiers liés au numérique et à la communication digitale. Pour former ces jeunes pousses, l’école Sup de Web (Groupe MédiaSchool) a ouvert ses portes en septembre 2015, en plein cœur de Nice, sur l’avenue Jean Médecin. L’établissement propose aux étudiants deux formations spécialisées Web & Digital (Bachelor et Master).

A sa tête, Franck Kerfourn, ancien publicitaire (re)converti à l’économie numérique, en charge de diriger cette école et de répondre à un objectif majeur : former les futurs talents pour répondre aux besoins des entreprises locales en compétences digitales.

70% des demandes RH portent sur des métiers qui n’existaient pas il y a 3 ans.

Bonjour Franck, pouvez-vous nous présenter l’école Sup de Web en quelques mots ?

Chez Sup de Web, nous formons des acteurs de la révolution numérique. Et ce n’est pas une spéculation, c’est bien du concret. Pour la petite histoire, ce sont des experts du recrutement et des Start-up elles-mêmes qui sont venus challenger Médiaschool sur le défi RH que connaît le secteur !

Quelques chiffres pour bien se rendre compte : en 2014, le e-commerce a connu une croissance de 11.5%, soit 10 fois plus que le commerce traditionnel. C’est une industrie qui pèse 100 MDS d’euros en France, dont 57 % en e-commerce, le reste en marketing et services.

En termes d’emplois, près de 700.000 postes n’ont pas été pourvus ces dernières années : un comble !!! Alors que, dans le même temps, l’APEC annonce que deux tiers des entreprises du numérique sont en difficulté RH. Voilà la situation…

En résumé : beaucoup de postes à pourvoir et une forte pénurie de compétences. Il y a donc urgence à former.

Quels sont aujourd’hui les axes les plus porteurs ?

En quelques années, le digital a fait bouger les lignes sur le marché de l’emploi. Ainsi, 70% des demandes RH portent sur des métiers qui n’existaient pas il y a 3 ans.

Aujourd’hui, ce sont 4 secteurs clés qui concentrent l’essentiel des besoins :

– La data ingénierie

– La sécurité informatique

– Le social managing

– Et le référencement.

C’est vers cet horizon ultra dynamique que nous menons nos étudiants.

Vos formations préparent-elles à tous ces nouveaux métiers ?

Dans notre centre, nous ne formons pas d’ingénieurs informatiques ou de développeurs, d’autres le font très bien. Nous nous concentrons sur la formation de chefs de projet digital, pour les start-up, les agences de com, les médias, et pour toutes ces entreprises qui chaque jour font le constat que leur pérennité passe par le web.

Pourquoi avoir choisi de vous implanter sur la Côte d’Azur ?

Le besoin ! C’est toujours le besoin qui motive l’ouverture d’une école sur une ville. Le secteur de la communication connait une courbe de l’emploi extrêmement tonique depuis les années 70 et qui n’a pas ralenti au cours de ces dernières années. La Métropole Nice Côte d’Azur n’échappe évidemment pas à cette tendance sectorielle, avec plus de 1.400 emplois pour la filière image et audiovisuel, et plus de 23.000 dans les TIC.

Pour le Groupe Médiaschool, ouvrir à Nice, dans la cinquième ville de France, sur un bassin économique aussi dynamique, était un choix de développement très raisonné et complétement partagé avec le territoire. Il s’agit de permettre à de jeunes azuréens de bénéficier du meilleur enseignement professionnalisant en communication depuis leur région d’origine et d’être, pour les entreprises locales, un poste de RH avancé ! Notre job est donc de participer à l’émergence de nouveaux talents en Communication et en Web pour le développement territorial du 06.

La région porte en son sein un nombre incroyable d’acteurs de talent dans le digital.

Combien d’étudiants formez-vous chaque année aux métiers du digital ?

A Nice, en fin de cycle M1/M2, ce sont pour le moment entre 20 et 25 étudiants que nous « livrerons » au marché pour répondre aux besoins RH de l’écosystème auquel nous appartenons.

Si l’on prend en compte le fait que nos effectifs de M1/M2 étudient en alternance, ce sont déjà entre 40 et 50 étudiants qui, tout au long de l’année, agissent au cœur des entreprises qui nous entourent.

Il est évident que ces volumes sont des effectifs de rodage, car l’école et son projet intéressent beaucoup de jeunes. Pour lors, nous contenons donc la demande à la lueur de nos exigences et de notre capacité de management d’effectif.

Quel est le socle pédagogique enseigné durant le cursus ?

Nos étudiants apprennent selon 3 dimensions complémentaires, tels des designers ou des architectes : Technique, Création, Economique.

Tout d’abord l’IT, afin d’être bien acculturés aux langages et techniques du développement et de posséder une zone de connaissance commune avec le monde des ingénieurs : une donnée essentielle pour être un chef de projet digital performant.

Ensuite nous travaillons l’idéation, la créativité et le contenu, afin que nos étudiants puissent œuvrer à la modification des usages de la vie et de l’économie via le digital : e-commerce, communication, data management…

Enfin, notre enseignement traite de la dimension économique de la révolution digitale, le e-commerce en premier lieu, car tout doit être viable et « bancable » désormais. De la gestion de projet, au business plan en passant par le référencement, l’acquisition et le data management, tout leur est enseigné pour créer de la valeur.

Startupper, intra-startupper, techno-créatif ou techno-communicant, chacun d’eux aura pour mission d’être ce « passeur » digital tant recherché aujourd’hui.

Quels sont pour vous les atouts de notre région dans le domaine du digital ?

Entre Cannes, Grasse, Sophia-Antipolis et Nice, la région porte en son sein un nombre incroyable d’acteurs de talent dans le digital. Bons nombre de récents succès en témoignent : Qwant, My Coach, Full performance, Wizishop, Synchronext, Webelse…

Parce que ceux qui « agitent » et stimulent cette énergie ont bien compris que l’attractivité du territoire passe bien au-delà d’une dépendance parisienne, notre région s’est mise en ordre de marche pour assurer une belle croissance digitale depuis la French Riviera. French Tech Côte d’Azur, Innovativ City, Telecom Valley, CEEI, l’accélérateur Allianz… Que de belles énergies en marche !

C’est dans une vision de fertilisation croisée que nous apportons notre contribution à cet élan, depuis notre position de formateur et révélateur de talents.


Retrouvez l’interview complète dans le livre blanc « La Côte d’Azur, Terre de Digital » téléchargeable gratuitement sur ce blog.

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