Management & Stratégie

7 clés pour réussir un projet international selon Phileas Fogg

Les congés estivaux sont souvent l’occasion de (re)découvrir des grands classiques de la littérature. Je viens de terminer « Le tour du monde en 80 jours » de Jules Verne. Dans ce fabuleux roman, le héros Phileas Fogg lance un pari fou à ses amis. Et ce projet va réussir après mille péripéties ! Je vous propose de nous lancer à notre tour dans l’aventure pour définir 7 clés de la réussite selon Phileas Fogg. 

L’histoire se déroule au 19ème siècle. Une époque qui voit naître de grandes avancées industrielles sur la terre, dans les airs, et sur les mers. 
C’est dans ce contexte euphorique, mais encore embryonnaire, qu’un anglais fortuné, Phileas Fogg, va engager et mener à bien un projet un peu fou : réussir le tour du monde dans un délai record pour l’époque.

Cette époque pourrait être la nôtre. Une autre révolution, numérique cette fois, bouscule nos façons de vivre et accélère les échanges. L’aventure du gentleman anglais pourrait donc légitimement nous livrer quelques pistes de réflexion intéressantes dans la conduite de nos projets professionnels ou personnels. 

Le héros de Jules Verne étant un personnage imaginaire, j’ai confronté chacun des points suivants avec une personnalité réelle afin d’en valider la légitimité.

“ Tous nos rêves peuvent devenir réalité, si nous avons le courage de les poursuivre. ”
Walt Disney

 

1. De l’audace

De l’audace, il en fallait pour proposer de faire le tour du globe en moins de 80 jours dans un contexte de révolution industrielle où de nouveaux modes de transport  (chemins de fer, bateaux à vapeur…) venaient tout juste d’apparaître. Le richissime anglais était donc un audacieux précurseur.

Il en va de même pour les plus grands entrepreneurs : Henri FordSteve Jobs, Bertrand Piccard (Solar Impulse), Elon Musk (PayPal, Tesla Motors)… Tous ont osé se lancer là où beaucoup pensaient que c’étaient impossible. Et tous ont mis à profit les atouts de la révolution en cours pour transformer leurs idées en réussite.

“ Le doute est l’ennemi des grandes entreprises. ” 
Napoléon Bonaparte

2. Une vision

Phileas Fogg avait une vision (faire le tour du monde en un temps limité), et rien durant son voyage n’a pu le faire changer d’avis ou le faire douter. 
Là encore, c’est un point commun aux plus grands entrepreneurs : avoir une vision et la poursuivre, même à contre-courant. 

Ce trait de caractère laisse peu de place au doute et permet d’aller au bout d’une idée, même lorsque l’opposition est forte. Une approche partagée par l’empereur Napoléon, lorsqu’il affirma : “Le doute est l’ennemi des grandes entreprises” !

Pour aller plus loin :
 5 citations de Napoléon à appliquer en entreprise.

3. De la maîtrise de soi

Quelles que soient les circonstances (désavantageuses, la plupart du temps), Mister Fogg a su garder la tête froide et ne pas perdre ses nerfs. Dans son cas, on pourrait ajouter qu’il s’agissait d’un flegme 100% britannique !

Savoir garder la maîtrise de soi et ne pas laisser ses émotions guider ses décisions sont des traits de caractères essentiels à tout leader, qu’il soit capitaine d’industrie, responsable politique ou même sportif de haut niveau. On retrouve ainsi ces qualités chez le sélectionneur de l’Equipe de France de Football, Didier Deschamps. Avec les bons résultats que l’on sait ! 

Pour aller plus loin : 4 leçons de management selon Didier Deschamps.

4. Savoir bien s’entourer

Notre gentleman n’aurait pas réussi son périple sans l’aide efficace de son majordome français, Passepartout. Si celui-ci a mis en péril l’expédition à plusieurs reprises, il a également sauvé la mise à Phileas Fogg de nombreuses fois. Le héros de Jules Verne savait donc parfaitement s’entourer et choisir ses alliés.

Le fondateur d’Apple, Steve Jobs, nourrissait également cette qualité. La firme de Cupertino ne serait probablement jamais devenu la première capitalisation boursière mondiale sans le premier associé de Jobs, Steve Wozniak.

Savoir bien s’entourer est une des clés qui a permis à Steve Jobs de faire d’Apple une multinationale universelle. Et à Phileas Fogg de réussir son pari!

Pour aller plus loin : 3 Clés De La Réussite selon Steve Jobs.

5. Des capacités d’adaptation et d’anticipation

Le tour du monde en 80 jours ne s’est pas déroulé sans encombres, loin s’en faut. Au cours de leur périple, nos deux héros vivent mille aventures et retournements de situation qui les obligent à modifier ou adapter sans cesse leurs plans.

Vous avez sans nul doute expérimenté cela en entreprise, car les circonstances imprévues sont le quotidien de nombreux chefs de projets ou managers. 

Savoir s’adapter et anticiper est essentiel pour arriver à la réussite.Deux qualités que partage justement Bernard Arnault, le PDG de LVMH.

6. Savoir investir

Au fil des pages et des événements, Phileas Fogg va jusqu’à dépenser la moitié de sa fortune pour venir à bout de son pari. On le voit ainsi acheter un éléphant en Inde ou encore un bateau aux Etats-Unis pour continuer sa route et éviter de prendre du retard. L’aventurier sait ouvrir largement sa bourse, si cela lui permet de remporter la dotation du pari (20.000 livres de l’époque).

Son approche montre toute la différence entre dépense et investissement : ne pas hésiter à engager une somme si cela permet de gagner plus. Une philosophie appliquée avec succès par Warren Buffet, 3ème fortune mondiale selon le magazine Forbes. 

En dernière année de lycée, le jeune homme (loin d’être encore milliardaire !) fait l’acquisition d’un flipper usagé pour la somme de 25 $. Rapidement, il achète trois autres machines et revend son business dans l’année au prix de 1.200 $. 
Le début d’un beau parcours qui le propulsera à la tête d’une fortune estimée à 65 milliards de dollars en 2016.

Pour aller plus loin : le parcours d’investisseur de Warren Buffet sur Wikipedia.

“ Il faut peu de mérite pour gagner de l’argent par chance, mais beaucoup de chance pour gagner de l’argent par mérite.” 
Claude Frisoni

7. Avoir de la chance !

Le gentleman anglais va finalement réussir son pari sur un ultime imprévu. Ce dernier petit coup de pouce vient forcer le destin. Mais ce ne fut pas le seul. A maintes reprises, les circonstances ont joué en sa faveur pour lui permettre d’arriver à Londres dans les délais impartis.

La « chance » (que je mets volontairement entre guillemets) est également un facteur qui fait souvent partie de la réussite d’un projet.  Un avis partagé par l’écrivain Claude Frisoni, lorsqu’il déclare : 
“ Il faut peu de mérite pour gagner de l’argent par chance, mais beaucoup de chance pour gagner de l’argent par mérite. ”

Mister Phileas Fogg aurait approuvé !

En résumé : avoir de l’audace, une vision, de la maîtrise de soi, savoir bien s’entourer, faire preuve de capacités d’adaptation et d’anticipation, savoir investir mais aussi avoir de la chance… 
Bien entendu, le héros est imaginaire et ses aventures également. Mais j’espère que cet article vous aura livré quelques pistes de réflexion intéressantes pour la réussite de vos futurs projets 🙂

 
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