Economie

Et si #Apple sauvait nos retraites ?

A l’heure où plus rien ne semble arrêter le déficit de nos caisses de retraite, Apple annonce des résultats trimestriels spectaculaires. Et si la réussite de cette entreprise nous donnait envie de nous retrousser les manches ?

Assis sur une trésorerie fabuleuse de 200 milliards de dollars, Apple dispose de moyens sans précédent dans l’histoire industrielle.

Apple vient de présenter des résultats trimestriels spectaculaires :
la firme à la pomme a gagné 10,5 milliards de dollars en 3 mois. Un résultat jugé toutefois décevant par les investisseurs, car en baisse de 22% par rapport à l’exercice précédent.

Convertis en monnaie européenne, cela donne la somme (stratosphérique) de 9,3 milliards d’euros.

Pour donner un ordre d’idée, c’est précisément le montant du déficit des retraites en France. En un mot, Apple pourrait à lui seul résoudre le problème de nos retraites en un seul trimestre d’activité.

Il est indéniable que Steve Jobs était un génie (je vous recommande d’ailleurs la lecture de sa biographie). Mais cela soulève une question :
A l’heure où nous nous réjouissons, à juste titre, de la baisse de 0.7% du nombre de chômeurs, ne devrions-nous pas concentrer tous nos efforts afin d’être capables de faire naitre de si belles réussites économiques sur notre territoire ?

Depuis la fin des 30 glorieuses, nous sommes entrés dans l’ère des 40 calamiteuses

Une période bien triste, dans laquelle nous semblons avoir perdu notre capacité à innover, à inventer, à créer de nouveaux modèles.

Les français étaient autrefois à la pointe de l’innovation technologique (le cinéma avec les frères Lumière, l’aéronautique avec le Concorde, le TGV…). Qu’en est-il aujourd’hui ? Nous continuons à maintenir notre position de leader dans certains secteurs, mais nous n’avons pas de représentants parmi les sociétés qui ont changé nos modes de vie depuis la fin de XXème siècle. Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont nées toutes les quatre hors de nos frontières.

La création d’entreprise, c’est un état d’esprit !

Et quand on voyage à New-York ou à Londres, on le comprend très vite. Chez nos voisins, créer une société se traduit par « saisir une opportunité ». Chez nous, on dit « prendre un risque ». Tout est dans le verbe, et la différence est de taille…

J’ai rencontré cette semaine les étudiants d’une grande école spécialisée dans le digital. Cette génération de « digital natives » est porteuse de beaucoup d’espoir. Mais aura-t-elle l’envie de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat ? Rêve-t-elle de devenir le prochain Steve Jobs ou Marc Zuckerberg ? Sa motivation sera-t-elle d’inventer le monde de demain, ou bien simplement d’avoir du travail?

Je ne sais pas si l’état d’esprit actuel dans l’hexagone les aidera beaucoup…
Le pessimisme est contagieux, et c’est certainement l’une des raisons pour laquelle nous en sommes arrivés là.

Mais rien n’est irréversible !

« Rien n’est aussi contagieux que l’exemple »
La Rochefoucauld

Rappelez-vous, en 1998, avec la victoire en coupe du monde, tout semblait possible. N’avions-nous pas battu le Brésil, LE pays du football ? David n’avait-il pas terrassé Goliath ?

Oui, la France est un pays d’idées, un réservoir à neurones. Elle peut inventer de nouveaux marchés, répondre à de nouveaux besoins. Nous avons la ressource créative pour cela. D’ailleurs, les grands studios américains regorgent de « french talents » pour réaliser leurs superproductions (Nemo, Moi moche et méchant…).

Il nous faut simplement changer de mode de pensée. Il n’est pas impossible (ni honteux) de réussir ! Et avant de réussir, il faut déjà tenter.

Reste donc à imaginer notre futur, à libérer la créativité dans nos entreprises, dans nos écoles, pour que l’exemple de l’entrepreneuriat et de la réussite soit donné sans retenue !

Notre salut économique passera par notre réelle capacité à créer les innovations de demain, et à les imposer durablement.
Sinon, il nous restera à demander à la firme de Cupertino un don exceptionnel de 20 milliards (10 pour le déficit des retraites, 10 pour celui de la sécu), soit 2 trimestres de ses bénéfices, pour sauver notre système social.

A choisir, je préfère la première solution… Et vous ?

 
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